La Tour d'ALENCON
à LA ROCHE-SAINT-SECRET

Le tourisme du Patrimoine historique et culturel

autour des chambres d'hôtes Frédéric MORIN et SALOME à Saillans


La tour d'Alençon a été édifiée à partir du Xème siècle sur une motte aménagée sur le chemin d'accès le long du Lez entre la plaine de Valréas et Poët-Laval, sur la route entre la Méditerranée et la haute vallée du Rhône.

La tour de pierre est construite au XIIe siècle en contrebas du sommet de la motte castrale.
En effet, durant la construction, il était indispensable de conserver les capacités défensives et de pouvoir se mettre à l'abri d'une muraille, fût-elle en bois.
Les seigneurs du lieu étaient les Faure de Teyssières, mentionnés pour Alençon en 1174.
Au XIVe siècle, les murailles de la viale sont relevées pour mettre les maisons du bourg médiéval à l'abri. Certaines maisons seront occupées jusqu'au début du XXe siècle.

Les Montauban et les Adhémar de Monteil comptèrent parmi les propriétaires d'Alençon. Guillaume de Poitiers, dit de Bologne, est mentionné en 1323 ; les Poitiers resteront propriétaires jusqu'au milieu du XVIIe siècle.
Par contre, le logis seigneurial est installé dans la plaine en contrebas à la ferme fortifiée d'Alençon, constuite pendant la Renaissance aux XVe et XVIe siècles.


tour d'Alencon à La Roche-St-Secret
tour d'Alencon à La Roche-St-Secret

tour d'Alencon à La Roche-St-Secret
tour d'Alencon à La Roche-St-Secret
L'examen des maçonnerie fait distinguer plusieurs étapes de construction.
Au-dessus des fondations, une fenêtre en mertrière ouverte au sud-est est couverte d'un arc monolithe caractéristique du XIe siècle. Plutôt homogène, cette première hauteur de construction marque la salle basse du rez-de-chaussée de la tour, à laquelle on accède par une belle porte romane au cintre soigné avec des claveaux bicolores.


A l'intérieur, le plafond de ce rez-de-chaussée était un plancher de bois, aujourd'hui disparu : les poutres étaient posées sur une simple corniche. Le premier étage est lui voûté en berceau.
On y accédait par une deuxième porte superposée à la première, à laquelle on accédait par une coursive de bois ancrée sur la façade sud-est : les traces des corbeaus de support sont encore identifiables. En cas d'attaque sérieuse, il était possible de détruire par le feu cette coursive. De plus, cette position de la porte empêchait l'usage d'un bélier pour l'enfoncer. Plus étroits, les claveaux de cette deuxième porte ne sont pas de la même facture que ceux de la porte du rez-de-chaussée, ce qui indique une réalisation plus tardive que le simple déroulé du chantier n'y oblige. La construction de cet étage doit être placée au XIIe siècle.
La pièce du premier étage est éclairée par une fenêtre géminée ouvrant sur le levant. Une belle moulure à double boudin marque la double arcature, qui repose au centre sur une jolie colonnette au chapiteau sculpté. Des têtes ornent les 4 angles de ce chapiteau ; la facture archaïque indique le XIIe plutôt que le XIIIe siècle.

Dans l'angle sud de la tour, un fenestron permet d'éclairer l'escalier interne au mur qui faisait accéder à l'étage supérieur ou à la terrasse : aujourd'hui aucune trace de crénelage n'est facilement identifiable.
Au nord-ouest, une double meurtrière permet de surveiller la partie haute de l'enceinte, la première motte où était construite la première tour en bois. Celle-ci dominait un fossé fortement creusé dans le profil de la croupe. Le rempart du XIVe siècle se raccorde sur l'emplacement de cette tour.
Les parties basses du XIe siècle semblent s'être prolongées vers cette motte pour former un plan rectangulaire, alors que la tour a ensuite été élevée au XIIe siècle sur un plan carré.

retour vers les autres pages "tourisme du patrimoine" de notre site :

Attention, la nature même drômoise reste un milieu sauvage.
Votre prudence personnelle impose sa règle en toute circonstance.
Notre responsabilité ne saurait être engagée par nos suggestions.