Le Temple de PONTAIX
fresques et horloge remarquables
Le tourisme du Patrimoine historique et culturel

autour des chambres d'hôtes Frédéric MORIN et SALOME à Saillans

excursions "DROME MEDIEVALE"
le château domine le village et le temple de Pontaix

Pontaix doit son nom à un pont lancé sur la Drôme, au pied du château d'où le comte de Valentinois tenait péage en 1221.
Celui-ci accorda une charte aux villageois en échange de la construction d’une muraille montant depuis le ruisseau d’Aiguebelle au Sud, enserrant le village au Nord.
Construite antérieurement à la Réforme côté nord des remparts, cette église a été dévolue au culte protestant à l'issue de la Révolution.

pontaix carte des vestiges medievaux

Au XVe siècle, une église paroissiale a été édifée à la suite d'une chapelle romane.
La place de Pontaix étant devenue protestante dans la deuxième moitié du XVIe siècle, l'église du lieu a été utilisée comme temple réformé dans l'esprit de l'Edit de Nantes de 1598.
Une date de 1562 commémore la visite du réformateur Guillaume Farel à Pontaix.
A la révocation de l'Edit de Nantes en 1685, l'église paroissiale de Pontaix est retournée à l'Eglise catholique.
Elle a été ornée à cette époque de peintures "a fresco", c'est-à-dire réalisées par application de pigments sur l'enduit encore frais.
Le mur gauche est couvert d'un tracé évocateur d'un appareil de pierres de taille, sur lequel court également la litre funéraire qui entoure l'édifice (litre = bande noire entrecoupée d’écussons) portant les insignes funéraires de huguenots de Pontaix morts au XVIe siècle.

Les peintures les plus intéressantes sont concentrées dans et autour de l'abside.
Celle-ci est ornée d'un Christ en croix, entouré de Marie à gauche, dont la tête est couverte de son manteau rouge, et Marie-Madeleine à droite, portant le flacon des huiles ayant servi à oindre les pieds du Christ.
La scène est surmontée d'un soleil à gauche et d'une lune à droite, pour évoquer le temps du supplice.
Comme il en est d'usage au XVe siècle, les pieds du Christ ne sont pas superposés mais séparés.
Le Christ ne semble pas souffrir, comme s'il n'était pas aussi sensible au supplice que s'il avait été humain seulement.
Son périzonium (le voile qui entoure sa taille) est transparent et laisse voir qu'il n'a pas de sexe : c'est là encore le signe qu'il n'est pas entièrement homme.
Cette particularité relie cette représentation avec celles du Giotto (charnière XIIIe-XIVe siècles)


Parmi les éléments remarquables visibles à l'occasion des "Journées du Patrimoine", l'horloge double mérite une mention spéciale.
A l'extérieur, deux cadrans à une seule aiguille sont visibles, l'un tourné vers le village et le château, l'autre vers la Drôme.
A l'intérieur, le mécanisme est double : un mouvement pour chaque cadran, tous deux enserrés dans un châssis unique. Cette dualité était donc prévue dès l'origine.
Le mouvement côté village est régulé par un système à pales, alors que le mouvement côté Drôme montre un échappement à ancre.
Beaucoup plus sophistiqué et plus facile à régler, ce dernier est moins ancien, ce que montre également la fabrication des pignons et roues dentées.




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