Le château des Adhémar à MONTELIMAR

Le tourisme du Patrimoine historique et culturel

à partir des chambres d'hôtes Frédéric MORIN et SALOME à Saillans

Les premières traces d'occupation humaine dans la zone de Montélimar remontent au 6ème millénaire avant J.-C., au site de Gournier.
A la période gallo-romaine, le territoire est intégré dans la Provincia romaine, dès 117 av. J.-C.
Au Ier siècle, Agrippa fait établir un relais à Acunum, devenu le quartier d'Aygu dans la plaine au confluent du Roubion et du Jabron.
Les capacités défensives du site en éperon barré suggèrent que les Celtes avaient pu y installer un oppidum.
Intégrée au Saint-Empire Romain Germanique à l'issue du partage de l'empire caroligien entre les trois fils de Charlemagne, la région dépend de la Bourgogne-Provence en 1032.

Une motte castrale avec une tour en bois est édifiée par le comte de Toulouse au début du XIe siècle ; cette tour est rapidement remplacée par une tour en pierre, l'actuel donjon appuyé sur le rempart oriental. Les maçonneries sont très remaniées ; seules les assises inférieures sont romanes.
Au XIe siècle, une chapelle dédiée à saint Pierre est également édifiée au Sud de l'enceinte : elle était initialement l'église paroissiale de la ville haute.
Au XIIe siècle, la famille des Adhémar de Monteil contrôle les places fortes et gagne en influence, donnant son nom à Montélimar.
Concuremment, les comtes de Valentinois érigent un autre château dit Château de Narbonne quelques mètres au Nord, dont la tour dite de Narbonne est le seul vestige aujourd'hui visible.

Château Adhémars Montélimar, tour logis seigneurial XIIe siècle
Montelimar drome chateau adhemar axonometrie

La tour de Narbonne des comtes de Valentinois :

Donjon roman sur l'emplacement d'une motte castrale :

La première tour seigneuriale des Adhémar de Monteil et ses extensions :

Les Adhémar complètent leurs tours édifiées au XIIe siècle par la construction d'un logis seigneurial aux XIIe-XIIIe siècles, comportant deux vastes salles ou "Aula" superposées, de 125m² chacune. La salle supérieure s'ouvre à l'Ouest par une galerie d'arches en plein-cintre qui est tout-à-fait exceptionnelle. Une logia ornée des mêmes fenêtres complète ce dispositif à un niveau très légèrement supérieur.
Puis la première tour de l'angle sud-est est remontée contre la façade est ; elle distribue aujourd'hui ces deux magnifiques salles.
En 1383, les Papes remanient ces aménagements méridionaux, alors que la tour de Narbonne au Nord des comtes de Valentinois est rehaussée de machicoulis durant ce même XIVe siècle.
Le duc de Lesdiguières, protestant, y renforce les défenses à l'occasion des guerres de Religions : vers 1580 il fera ajouter des défenses bastionnées façon Vauban.
L'ensemble souffre de nombreuses dégradations à partir de 1791 ; la citadelle est transformée en prison jusqu'en 1926 : le classement "Monument Historique" en 1889 n'a pas d'effet immédiat.
Le Conseil général de la Drôme acquiert le majeure partie des vestiges en 1965 et transforme les lieux en Centre d'Art contemporain à partir de 2000.

Le logis seigneurial des Adhémar de Monteil :


La chapelle St-Pierre :

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