"LA CULTURE EN PARTAGE" avec
Frédéric MORIN architecte-conférencier

Histoires d'Architectures bioclimatiques

Kashan - Khaneh Abbasi construit par Agha Abbasi vers 1780-1800
L'adaptation de l'architecture traditionnelle en Iran au climat désertique : une belle exploitation des maigres ressources en eau combinée à des espaces de vie ingénieusement conçus
Une belle architecture bioclimatique avant la lettre

Voici une partie du diaporama proposé par Frédéric Morin, architecte-conférencier, pour préparer l'adaptation de nos habitats face au réchauffement climatique, par des espaces adaptés et un intelligent usage de l'eau pour la capter, la conserver et l'utiliser plusieurs fois à plusieurs usages différents.

Ces architectures traditionnelles peuvent inspirer nos choix face aux enjeux climatiques qui vont marquer les décennies à venir. Avec des températures de plus en plus élevées et un climat globalement plus continental, comment assurer le confort tout en diminuant le coût énergétique d'exploitation des espaces de la vie des humains toujours plus nombreux ?

conférence de Frédéric Morin sur l'architecture traditionnelle bioclimatique dans les zones désertiques
  l'adaptation aux changements climatiques : les solutions traditionnelles en Iran

Dans ces régions, le rapport entre l'intérieur et l'extérieur des constructions est modelé par l'exceptionnelle dureté des condidions climatiques, sur les plateaux d'altitude généralement supérieure à 1.000 mètres. À Kashan au centre de l'Iran, (à 932m d'altitude, amplitude thermique de -23° à +47°C) la moyenne des températures hautes dépasse 30°C pendant 5 mois de mai à septembre, dont juillet au-dessus de 40°C, alors que la moyenne des températures basse descend sous 5°C durant 4 mois de novembre à février, dont 2 mois sous zéro. La pluviométrie annuelle ne parvient pas à atteindre 15 cm ! (par comparaison, cette pluviométrie est supérieure à 76 cm à Nîmes où il fait aussi chaud en été mais moins froid en hiver).
Kashan climate data
Il faut donc retenir la rare eau superficielle et capter l'eau souterraine, la conserver depuis la saison hivernale (où l'altitude fait qu'elle tombe sous forme de neige) jusqu'au milieu de l'automne suivant, l'acheminer pour la distribuer et l'utiliser plusieurs fois, en répartissant les usages entre l'irrigation des cultures, la boisson des hommes et des bêtes, l'énergie du travail des moulins (farine, textile...), le rafraîchissement des espaces de vie, maisons, jardins et hammams.
Kashan le rapport entre l'oasis et son environnement
Si l'on considère que les constructions humaines, l'architecture ou l'habitat au sens large, constituent un vêtement complémentaire externe dans lequel nous pouvons bouger --le chauffage nous permet de traverser l'hiver en débardeur et la climatisation de conserver notre complet-veston en plein été-- alors dans ces régions désertiques l'architecture règle non seulement le rapport entre l'intérieur et l'extérieur mais aussi celui entre dessus le sol et dessous le sol, entre « en surface » et « sous-terre ».

architecture bioclimatique = fluidité des espaces entre dedans et dehors : Kashan - Khaneh Abbasi habitation de Agha Abbasi vers 1790, l'une des 6 cours

Au cours des siècles, d'ingénieux dispositifs techniques et des espaces particuliers ont été développés et permettent de vivre (frugalement) dans des régions particulièrement inhospitalières suivant nos critères européens. Les qanats (foggaras au Maghreb = systèmes de puits et tunnels souterrains) captent l'eau des nappes phréatiques pour la conduire, à l'abri de l'évaporation, là où elle est vitale. Toutes ces architectures traditionnelles ont des espaces souterrains, les sirdab arabes ou sardab iraniens. L'évaporation de l'eau en profondeur y est en Iran accélérée par des tours à vent (badghirs) pour renouveler l'air en profondeur en apportant un air sec qui peut se rafraîchir en absorbant l'humidité souterraine et corrélativement des calories.
Nous allons voir ensemble comment, avec des matériaux limités à la brique ou l'adobe et aussi peu de bois que possible, la tradition a mis au point des espaces et des techniques ingénieux, très simples et durables, pour vivre dans des conditions climatiques extrêmes.

La pierre est chère ; la construction traditionnelle lui préfère la brique cuite ou même crue, stabilisée sous la forme d'adobe. La brique permet de couvrir des pièces avec des voûtes et des coupoles que l'on sait construire sans coffrage de bois, donc la ressource est rare dans les régions désertiques.


Kashan - Khaneh Abbasi, maison d'habitation construite par Agha Abbasi vers 1780-1800 :


À Kashan, cette maison a été contruite par un riche marchand de verre, Agha Abbasi pour sa famille, au milieu du quartier bourgeois comptant d'autres constructions de standing. L'activité de cette famille a certainement facilité l'emploi du vitrail coloré ainsi que l'insertion de nombreuses pièces de moroirs dans les coupoles --à l'exemple des plafonds des palais safavides d'Ispahan-- qui transforment ainsi une coupole en un ciel scintillant d'étoiles.
Aujourd'hui, le Khaneh Abbasi est un musée assorti d'une maison de thé, restaurant et boutique traditionnels : on peut visiter mais aucun plan n'est disponible...


architecture bioclimatique = fluidité des espaces entre dedans et dehors : Kashan - Khaneh Abbasi habitation de Agha Abbasi vers 1790, passage à l'étage entre 2 des 6 cours

La maison Abbasi compte cinq ou six cours qui n'ont bien évidemment pas toutes le même statut. Certaines sont réservées aux femmes, accessibles à la famille et au personnel de maison : c'est le andarouni = intérieur.
D'autres constituent le birouni, littéralement l'extérieur, qui accueille les invités qui ont attendu dans un vestibule. Cette partition génère deux cours, l'une extérieure = "publique" et l'autre intérieure = famililale.
En plus de cette partition genrée et sociale, les habitations sont dupliquées entre des parties utilisées l'été et d'autres préférées l'hiver : on change de lieu en fonction des saisons et de la météo du moment. Une migration saisonnière dans la maison, en quelque sorte... entre idéalement quatre cours !

Les parties estivales occupent les parties sud des cours, les zones les plus ombragées. Leurs pièces sont plus hautes de plafond pour augmenter le gradian thermique (= la différence de température entre le sol et le plafond d'une même pièce). Elles sont complétées en sous-sol par un sardab qui offre le confort d'un séjour en profondeur, où la température de la terre varie peu entre 10° et 18°C selon la profondeur (ce qui peut être agréable en été comme en hiver).
L'aération de ces pièces souterraines est assuré par un ou mieux deux baghirs, ces tours attrape-vents qui organisent le renouvellement et la cirulation de l'air entre un côté en surpression et l'autre côté en dépression. Le rafraîchissement de cet air peut être amélioré en lui faisant absorber des calorie par l'évaporation d'un jet d'eau dans un bassin souterrain.

Les parties hivernales utilisent les parties nord et est des cours, pour bénéficier de l'ensoleillement en s'ouvrant au Sud et à l'Ouest. Les espaces semblent plus confinées pour conserver la chaleur apportée par un brazerro mobile, par exemple.
Une première cour est repérable au Nord par un iwan en retrait au premier étage :


architecture bioclimatique = fluidité des espaces entre dedans et dehors : Kashan - Khaneh Abbasi habitation de Agha Abbasi vers 1790, vue vers l'iwan nord

architecture bioclimatique = fluidité des espaces entre dedans et dehors : Kashan - Khaneh Abbasi habitation de Agha Abbasi vers 1790, vue vers l'iwan nord

Bien que visiblement ouvert vers le Sud-Est, cet iwan en retrait au premier étage n'est jamais ensoleillé. Il précède et protège une pièce de réception en arrière, couverte par un dôme percé de différentes fenêtres et lanternon :


architecture bioclimatique = fluidité des espaces entre dedans et dehors : Kashan - Khaneh Abbasi habitation de Agha Abbasi vers 1790, l'iwan nord et une salle de réception sur la gauche

architecture bioclimatique = fluidité des espaces entre dedans et dehors : Kashan - Khaneh Abbasi habitation de Agha Abbasi vers 1790, le voûtement de l'iwan nord

À gauche de l'iwan nord, une salle de réception est couverte par un dôme à lanternons qui recouvre une coupole à muqarnas. À l'étage, des galeries permettent de circuler au-dessus de cette pièce à double-hauteur, favorisant encore la cirulation de l'air :


architecture bioclimatique = fluidité des espaces entre dedans et dehors : Kashan - Khaneh Abbasi habitation de Agha Abbasi vers 1790, l'iwan nord de la cour nord

architecture bioclimatique = fluidité des espaces entre dedans et dehors : Kashan - Khaneh Abbasi habitation de Agha Abbasi vers 1790, le dôme de la pièce de réception

architecture bioclimatique = fluidité des espaces entre dedans et dehors : Kashan - Khaneh Abbasi habitation de Agha Abbasi vers 1790, la pièce de réception à double-étage

architecture bioclimatique = fluidité des espaces entre dedans et dehors : Kashan - Khaneh Abbasi habitation de Agha Abbasi vers 1790, la coupole de la pièce de réception

architecture bioclimatique = fluidité des espaces entre dedans et dehors : Kashan - Khaneh Abbasi habitation de Agha Abbasi vers 1790, la coupole de la pièce de réception

architecture bioclimatique = fluidité des espaces entre dedans et dehors : Kashan - Khaneh Abbasi habitation de Agha Abbasi vers 1790, galerie de circulation à l'étage de la pièce de réception

architecture bioclimatique = fluidité des espaces entre dedans et dehors : Kashan - Khaneh Abbasi habitation de Agha Abbasi vers 1790, la pièce de réception à double-étage

architecture bioclimatique = fluidité des espaces entre dedans et dehors : Kashan - Khaneh Abbasi habitation de Agha Abbasi vers 1790, vue depuis l'iwan nord vers le Sud

La cour vue depuis cet iwan nord en retrait au premier étage. Au Sud de cette cour est une partie relativement transparente qui semble séparer une vaste cour en deux parties. Des passages en arcades mettent en relation les deux cours au rez-de-chaussée. À l'étage est aménagée une pièce de réception publique avec des accès traversants. Elle est donc d'un usage agréable en été comme en hiver, puisque sa position traversante permet de l'ouvrir ou de la fermer en fonction des besoins et de la période de l'année :


architecture bioclimatique = fluidité des espaces entre dedans et dehors : Kashan - Khaneh Abbasi habitation de Agha Abbasi vers 1790, la façade nord de la salle de réception médiane

architecture bioclimatique = fluidité des espaces entre dedans et dehors : Kashan - Khaneh Abbasi habitation de Agha Abbasi vers 1790, le côté sud de la cour centrale, vu depuis la partie médiane

La cour sud, ou centrale, vue depuis une salle sud ouverte vers le Nord au premier étage. À l'Est de cette cour centrale s'ouvre un deuxième iwan à l'étage, visiblement ensoleillé l'après-midi et qui correspond donc à une partie agréable en hiver :


architecture bioclimatique = fluidité des espaces entre dedans et dehors : Kashan - Khaneh Abbasi habitation de Agha Abbasi vers 1790, la cour sud et son iwan est, ensoleillé l'après-midi

architecture bioclimatique = fluidité des espaces entre dedans et dehors : Kashan - Khaneh Abbasi habitation de Agha Abbasi vers 1790, la cour sud et son iwan est, ensoleillé l'après-midi

Ce deuxième iwan -1) ouvre à l'étage sur une salle de réception publique et -2) donne jour au rez-de-chaussée au sardab d'hiver (pièce souterraine) dont le porche est largement dimensionné. Deux baghirs ou tours attrappe-vent sont visibles en arrière plan au-dessus des toits :


architecture bioclimatique = fluidité des espaces entre dedans et dehors : Kashan - Khaneh Abbasi habitation de Agha Abbasi vers 1790, la cour sud et son iwan est, ensoleillé l'après-midi

Voici les dispositions du sardab d'hiver (pièce souterraine) dont le porche s'ouvre vers l'Ouest :


architecture bioclimatique = fluidité des espaces entre dedans et dehors : Kashan - Khaneh Abbasi habitation de Agha Abbasi vers 1790, le sardab d'hiver de la cour sud sous son iwan est, ensoleillé l'après-midi

architecture bioclimatique = fluidité des espaces entre dedans et dehors : Kashan - Khaneh Abbasi habitation de Agha Abbasi vers 1790, le sardab d'hiver de la cour sud sous son iwan est, ensoleillé l'après-midi

architecture bioclimatique = fluidité des espaces entre dedans et dehors : Kashan - Khaneh Abbasi habitation de Agha Abbasi vers 1790, le sardab d'hiver de la cour sud sous son iwan est, ensoleillé l'après-midi

architecture bioclimatique = fluidité des espaces entre dedans et dehors : Kashan - Khaneh Abbasi habitation de Agha Abbasi vers 1790, la coupole du sardab d'hiver de la cour sud sous son iwan est

Au-dessus du sardab d'hiver, derrière l'iwan d'hiver (porche ou loggia) largement ouvert vers l'Ouest (d'où la lumière qui illumine les vitraux) se trouve une salle de réception d'hiver, la fameuse salle au ciel scintillant d'étoiles de miroir :


architecture bioclimatique = fluidité des espaces entre dedans et dehors : Kashan - Khaneh Abbasi habitation de Agha Abbasi vers 1790, l'iwan d'hiver de la cour sud au premier étage

architecture bioclimatique = fluidité des espaces entre dedans et dehors : Kashan - Khaneh Abbasi habitation de Agha Abbasi vers 1790, la salle de réception publique d'hiver

architecture bioclimatique = fluidité des espaces entre dedans et dehors : Kashan - Khaneh Abbasi habitation de Agha Abbasi vers 1790, la salle de réception publique d'hiver

architecture bioclimatique = fluidité des espaces entre dedans et dehors : Kashan - Khaneh Abbasi habitation de Agha Abbasi vers 1790, la salle de réception publique d'hiver

architecture bioclimatique = fluidité des espaces entre dedans et dehors : Kashan - Khaneh Abbasi habitation de Agha Abbasi vers 1790, la salle de réception publique d'hiver et son ciel de miroirs

architecture bioclimatique = fluidité des espaces entre dedans et dehors : Kashan - Khaneh Abbasi habitation de Agha Abbasi vers 1790, la salle de réception publique d'hiver et son ciel de miroirs

architecture bioclimatique = fluidité des espaces entre dedans et dehors : Kashan - Khaneh Abbasi habitation de Agha Abbasi vers 1790, la salle de réception publique d'hiver et son ciel de miroirs

À l'étage au-dessus des cours, des tranparences font percevoir d'autres cours au-delà :


architecture bioclimatique = fluidité des espaces entre dedans et dehors : Kashan - Khaneh Abbasi habitation de Agha Abbasi vers 1790, transparences entre les cours à l'étage

architecture bioclimatique = fluidité des espaces entre dedans et dehors : Kashan - Khaneh Abbasi habitation de Agha Abbasi vers 1790, transparences entre les cours à l'étage

En matière de tranparences, les menuiseries sont très élaborées en composant des moucharabiehs de différentes échelles avec du vitrail :


architecture bioclimatique = fluidité des espaces entre dedans et dehors : Kashan - Khaneh Abbasi habitation de Agha Abbasi vers 1790, transparences entre les cours à l'étage

La vue depuis l'iwan nord de la cour nord fait voir le passage sous la salle de réception médiane :


architecture bioclimatique = fluidité des espaces entre dedans et dehors : Kashan - Khaneh Abbasi habitation de Agha Abbasi vers 1790, le passage sous la salle de réception médiane

architecture bioclimatique = fluidité des espaces entre dedans et dehors : Kashan - Khaneh Abbasi habitation de Agha Abbasi vers 1790, le passage sous la salle de réception médiane

Les cours communiquent entre telles par des passages qui profitent de la fraîcheur apportée par les bassins et leurs jets d'eau, par les courants d'air entre les parties ensoleillées et celles à l'ombre, et des banquettes sont prévues pour en profiter :


architecture bioclimatique = fluidité des espaces entre dedans et dehors : Kashan - Khaneh Abbasi habitation de Agha Abbasi vers 1790, passage entre deux cours

architecture bioclimatique = fluidité des espaces entre dedans et dehors : Kashan - Khaneh Abbasi habitation de Agha Abbasi vers 1790, passage entre deux cours

architecture bioclimatique = fluidité des espaces entre dedans et dehors : Kashan - Khaneh Abbasi habitation de Agha Abbasi vers 1790, passage entre deux cours

architecture bioclimatique = fluidité des espaces entre dedans et dehors : Kashan - Khaneh Abbasi habitation de Agha Abbasi vers 1790, pièce entre deux cours

Lorsque le soleil est bas, les tâches de lumière mettent en valeur les relations entre les différentes parties de la maison :


architecture bioclimatique = fluidité des espaces entre dedans et dehors : Kashan - Khaneh Abbasi habitation de Agha Abbasi vers 1790, lorsque le soleil est bas, les tâches de lumière mettent en valeur les relations entre les différentes parties de la maison

architecture bioclimatique = fluidité des espaces entre dedans et dehors : Kashan - Khaneh Abbasi habitation de Agha Abbasi vers 1790, pièce de communication entre deux cours

Sur le côté, une cour beaucoup plus resserrée offre un bassin octogonal : ce patio fait partie du quartier ombragé d'été :


bioclimatique fluidité des espaces - Kashan - Khaneh Abbasi habitation de Agha Abbasi vers 1790, une cour ombragée de la partie d'été

bioclimatique fluidité des espaces - Kashan - Khaneh Abbasi habitation de Agha Abbasi vers 1790, une cour ombragée de la partie d'été

architecture bioclimatique = fluidité des espaces entre dedans et dehors : Kashan - Khaneh Abbasi habitation de Agha Abbasi vers 1790, patio ombragé de la partie d'été

architecture bioclimatique = fluidité des espaces entre dedans et dehors : Kashan - Khaneh Abbasi habitation de Agha Abbasi vers 1790, un patio ombragé de la partie d'été

architecture bioclimatique = fluidité des espaces entre dedans et dehors : Kashan - Khaneh Abbasi habitation de Agha Abbasi vers 1790, un patio ombragé de la partie d'été

Autre pièce à coupole à muqarnas = stalagtites à l'étage :


architecture bioclimatique = fluidité des espaces entre dedans et dehors : Kashan - Khaneh Abbasi habitation de Agha Abbasi vers 1790, coupole d'une pièce à l'étage

architecture bioclimatique = fluidité des espaces entre dedans et dehors : Kashan - Khaneh Abbasi habitation de Agha Abbasi vers 1790, coupole d'une pièce à l'étage


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complété et mis à jour le 8 juillet 2020
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Payab et Sirdab ou Sardab : escaliers et salle souterraine avec bassin alimenté par un qanat
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sardab public

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Kashan jardin de Fin par Shah Abbas 1er (1571-1629) complété sous les Kadjars au XIXe siècle
Shah Abbas av. 1629

ISPAHAN Hast Behesht
Ispahan palais Hasht-Behesht en 1669 par Suleiman Ier (1666-1694)
Suleiman 1er 1669

KASHAN Manouchehri
Kashan maison Manouchehri vers 1736
vers 1736

YAZD Dolat Abad
Yazd jardin et palais Dolat Abad vers 1750 par le régent Karim Khan Zand (1760-1779)
Karim Khan Zand v. 1750

TABRIZ Bazaar
Tabriz Bazaar reconstruit après le tremblement de terre de 1778 sous Karim Khan Zand (1760-1779)
Karim Khan Zand 1779

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Shiraz Hammam Vakil sous Karim Khan Zand (1760-1779)
Karim Khan Zand av. 1779

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Kashan maison Ameriha avant 1779 par Agha Ameri, gouverneur zandide de Kashan
Agha Ameri av. 1779
KASHAN maison Abbasi
Kashan maison Abbasi vers 1794 par Agha Abbasi, riche marchand de verre
Agha Abbasi 1780-1800
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Kashan maison Tabatabaei construite pour Jafar Tabatabaei riche marchand par l'architecte Ustad Ali Maryam vers 1840
Ustad Ali Maryam 1840-1880
KASHAN maison Boroudjerdi
Kashan Boroudjerdi ou Borujerdi construite pour la fille de Jafar Tabatabaei mariée à Mehdi Borujerdi riche marchand de tapis par l'architecte Ustad Ali Maryam vers 1857
Ustad Ali Maryam 1857

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Ustad Ali Maryam 1863

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